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Alger – Centre équestre du Caroubier

Situé juste en face des Sablettes, le centre équestre du Caroubier est une oasis de nature permettant la pratique de l’équitation pour les petits et les grands.

Implanté sur une superficie de cinq hectares de verdure, le centre équestre du Caroubier est géré par l’OPLA de la wilaya d’Alger. Un office qui tend à donner une nouvelle dynamique à l’ensemble de ses structures.

Le centre équestre est, par excellence, un lieu prisé par certains adhérents et particuliers, et ce, tout au long de l’année. Petite balade en ce début du mois d’août assez chaud au centre équestre du Caroubier à Alger. Il n’y avait pas beaucoup de monde, si ce n’est deux jeunes cavalières en plein cours avec leurs moniteurs. Nous nous sommes baladés en toute tranquillité dans ce havre de paix.

Le centre en question dispose d’un ensemble d’espaces, dont une carrière de compétition gazonnée de 6.000 m2, servant pour les sauts d’obstacles. Il existe, également, une seconde piste d’entraînement appelée le paddock. C’est dans cette enceinte réservée que les cavaliers détendent et échauffent leurs chevaux. 

Il existe un troisième terrain sablé pour les entraînements. 79 box anciens sont recensés. Au niveau de ces derniers, on retrouve ceux abritant des chevaux de particuliers et huit chevaux de l’OPLA. La chargée de la communication, Karima Boudiaf, dit que seul l’espace est loué aux particuliers.

Ces derniers s’occupent, eux-mêmes, au quotidien, de l’entretien de leurs chevaux. D’autres imposants espaces à la construction coloniale laissent entrevoir des greniers pour le stockage de l’alimentation des animaux, une maréchalerie ainsi qu’une sellerie.

Cumulant une expérience de plus d’une vingtaine d’années et amateur de chevaux depuis plus de quarante ans, le responsable de la sellerie avoue qu’il s’agit d’un métier en voie de disparition.

«Je pratique ce métier par amour. Nous faisons dans la réparation et la sellerie. Nous aimons ce métier. Nous travaillons avec les moyens du bord».

En tout, ce sont pas moins d’une dizaine de personnes qui sont employées et chacune s’occupe d’une tâche bien définie.

Côté apprentissage, le centre équestre a trois formateurs: le premier est spécialisé dans la formation des débutants, le second pour les cavaliers du premier degré et le troisième s’occupe des cavaliers de deuxième degré. Il faut savoir que la saison dure du 1er janvier au 31 décembre de chaque année. Ceux qui veulent adhérer doivent, au préalable, remplir une fiche d’adhésion et s’acquitter des frais annuels, et des frais d’assurance. Ces derniers s’élèvent à 3.600 DA pour les seniors et de 3.400 DA pour les plus jeunes.

Sur 290 adhérents, 60% sont des enfants

L’adhérent doit, en outre, payer ses séances mensuelles d’équitation évaluées à 1.500,00 DA. Les cinq séances qui sont proposées chaque mois se font à l’appréciation du client. Un des responsables dans ce centre d’équestre mentionne que sur les 290 adhérents, 60% sont des enfants de moins de 15 ans. Le programme des cours d’équestre est des plus chargés, en raison de l’insuffisance de chevaux de l’OPLA. L’Office compte bien améliorer les prestations afin de faire bénéficier les Algériens de cette discipline. Pour rappel, certains chevaux ont décroché jadis de grands prix.

«Le club est toujours vivant, mais nous voudrions le sauvegarder. Il n’y a que quatre chevaux opérationnels. Les quatre autres sont âgés», lance un employé avec beaucoup d’émotion.

En plus des adhérents, le centre équestre de l’OPLA accueille, entre autres, tous les jeudis , des enfants issus d’associations et de centres spécialisés. Les bambins peuvent, à titre gracieux, approcher, caresser, monter et soigner les chevaux, tout en ne manquant pas de profiter des espaces verdoyants. De même que plusieurs familles ramènent leur progéniture pour découvrir le monde de l’équestre.

Si le centre du Caroubier offre un cadre de vie agréable pour tout adhérent, une interrogation s’impose. Qu’en est-il des compétitions?

Un responsable nous indique que des compétitions nationales, régionales et internationales sont organisées sous l’égide de la Fédération équestre. De même qu’une fois par an, une compétition amicale est organisée entre membres: façon singulière de créer des liens entre les autres clubs.

«J’aime trop les chevaux. Il faut que je monte minium deux fois par semaine»

Sonia, 23 ans, vient tout juste de terminer ses études. C’est une férue des chevaux. Elle a regagné le centre équestre du Caroubier depuis une année, mais auparavant elle était adhérente, durant quatre ans, à l’hippodrome de Bordj El Bahri. Cette belle jeune fille aux yeux verts et aux tâches de rousseur avoue qu’elle n’a jamais participé à une compétition, mais compte bien décrocher son diplôme avec succès.

«Le cheval, dit-elle, est une passion pour moi. L’essentiel, c’est d’avancer plus».

Agée de 18 ans, Nesrine est une autre adepte du cheval. Etudiante en deuxième année en langue espagnole, elle confie qu’elle s’entraîne deux fois par semaine ici. Elle révèle qu’elle s’est inscrite au centre du Caroubier il y a une année.

«J’aime beaucoup les chevaux. Il faut que je monte minimum deux fois par semaine. Je voudrais bien continuer dans cette voie pour être monitrice», confie-t-elle tout sourire.

Autre témoignage, celui d’un propriétaire de deux chevaux, lequel loue à l’année des box. Ce jeune trentenaire est un habitué du centre équestre depuis l’âge de 9 ans. Il affirme qu’il s’occupe lui-même de l’entretien de ces chevaux. Si le lieu est agréable, notre interlocuteur déplore la vétusté des carrières. Abondant dans le même sens, un autre propriétaire affirme: «Nous sommes locataires chez l’Opla. C’est l’un des meilleurs espaces en Algérie, mais il nous manque un peu d’entretien, surtout les carrières et les installations. Les pistes sont mortes. Cela fait longtemps qu’elles n’ont pas été refaites, sachant que les chevaux sont très fragiles.»

Des doléances, qui seront, prochainement prises en compte par la direction de l’OPLA, c’est du moins ce que nous a confié la chargée de la communication.

Nacima Chabani